Pour un apprentissage des langues efficace, entrainez vos collaborateurs comme des sportifs !

« Collaborateur multilingue »… un profil recherché par bien des entreprises. D’autant plus dans un pays bilingue. Cette compétence n’est cependant pas toujours décisive pour le recrutement final. Si vous avez réussi à trouver la perle rare mais que cette personne a des difficultés à répondre à une question en néerlandais ou en anglais, ce seul critère ne vous empêchera pas nécessairement de la recruter. Autre cas classique : vous vous rendez compte une fois le collaborateur recruté, qu’il présente d’importantes lacunes de connaissances linguistiques professionnelles. La suite est bien connue : le chef d’équipe prendra alors contact avec le département L&D pour organiser au plus vite une formation en langues pour le nouveau collaborateur.

Bien souvent, les départements RH et L&D appréhendent l’organisation de formations linguistiques. L’acquisition d’une langue étrangère requiert un investissement en temps considérable, est difficile à évaluer et nécessite une solide motivation de la part du candidat. Beaucoup d’efforts pour peu de résultats, semblerait-il.

Les formations en langues, la tâche la plus compliquée des responsables L&D ? Voici deux conseils qui peuvent changer la donne, tant pour l’apprenant que pour l’entreprise :

  1. Fixez des objectifs concrets et réalisables dans une période bien délimitée.
  2. L’apprentissage par ‘stretching’ : La motivation avant la formation (= motivation à développer ses compétences) et après la formation (= motivation à appliquer les connaissances acquises sur le lieu de travail) a une influence positive sur l’apprentissage. Elle influence dans une large mesure le changement de comportement dans la situation professionnelle. Élaborez un parcours d’apprentissage : avant, pendant et après la formation.

Un objectif concret et réalisable

Il est important de formuler des objectifs clairs pour assurer le bon déroulement d’une formation linguistique. Un bon conseil : ne confondez jamais niveau de langue général et professionnel. Un niveau général en langues est très vaste et demande un investissement en temps considérable. Déterminez plutôt le niveau souhaité en fonction d’un domaine spécifique et le temps à investir.

Ne dites donc pas : après un cycle de 20 heures de cours de langues, le collaborateur doit passer d’un niveau A2+ à un niveau B1.
Mais plutôt : après un cycle de 20 heures de cours de langues, le collaborateur doit pouvoir mener un entretien téléphonique, se présenter et présenter l’entreprise avec aisance et participer à une réunion. En partant de cet objectif réaliste, vous pourrez élaborer un parcours d’apprentissage en concertation avec le candidat.

Le mot est lancé : « parcours ». L’expérience montre que les formations isolées (une immersion linguistique par exemple) ne donnent que peu de résultats. Un processus d’apprentissage se déroule toujours par phases. Tous les formateurs seront d’accord sur ce point : commencez par des exercices et des questions simples. Le degré de difficulté évoluera avec le temps. Ces étapes (brèves) constituent un passage obligé pour bien comprendre la matière et, surtout, la maîtriser.

La formation professionnelle y accorde trop peu d’attention. Nombreuses sont les formations classiques qui sont organisées en une seule fois, pour atteindre un résultat optimal en un ou deux jours. L’élève arrive en cours sans préparation et doit comprendre et traiter une nouvelle matière en un rien de temps. Il rentre ensuite chez lui, la tête remplie d’informations. Pauvre cerveau ! Autant d’efforts pour si peu de résultats.
De par leurs nombreuses années d’expérience, les professeurs d’université savent qu’en bûchant, on oublie 70 à 80 % de ce qu’on a appris dans les 24 heures qui suivent. Après un mois, ce taux atteint même les 98 %. »

Les étirements !

Comment retirer davantage d’une formation en langues ? Comment faire pour mieux retenir la matière ? Une comparaison avec le sport nous paraît avisée. Le secret du jogging qui ne provoque pas de raideurs musculaires le lendemain ? 15 minutes d’étirements, avant et après la course ! Il suffit de poser la question à un entraîneur sportif : sans échauffement, vos prestations seront moins bonnes, et si vous ne vous étirez pas après l’entraînement, attendez-vous à des blessures, à des raideurs musculaires et – aïe ! – des maux de dos dans les jours qui suivent. Il en va de même pour le cerveau, qui fonctionne en réalité comme un muscle. Un parcours préliminaire et ultérieur (comprenez : « les étirements ») est une condition indispensable pour que l’apprentissage porte ses fruits.

Marie a étudié le marketing pendant quatre ans et vient de décrocher son premier emploi. Pendant tout ce temps, elle n’a plus parlé ou lu en néerlandais. Après sa première semaine, il est clair qu’elle n’ira pas bien loin dans le monde professionnel avec son niveau de néerlandais. Sa chef envoie alors un e-mail aux RH afin d’organiser au plus vite une formation en néerlandais pour Marie.

En été, elle pourra effectuer une immersion linguistique pendant cinq jours de suite. Mais rappelons-nous la leçon que nous venons d’apprendre : « sans préparation, on oublie vite la plupart des connaissances acquises».

S’entraîner, encore et toujours

Avant cette formation en langues intensive, elle s’est inscrite à une classe virtuelle. Pendant une heure et demie par semaine, elle pratique le néerlandais depuis son ordinateur avec un formateur et plusieurs autres apprenants. Cela lui permet déjà de se familiariser avec le néerlandais professionnel et d’optimiser son immersion linguistique. Et naturellement, l’immersion linguistique n’a pas raté son objectif : après cinq jours de conversation en néerlandais, Marie a complètement surmonté sa peur de s’exprimer.

Le tout consiste à présent à maintenir les compétences acquises. Marie s’inscrit à un mailing hebdomadaire contenant des conseils et des exercices dans la langue cible. Elle suit par ailleurs un webinaire une fois par mois sur des thèmes spécifiques liés au néerlandais professionnel. Elle s’est également adressée à une collègue néerlandophone qui jette parfois un œil sur ses mails. De plus, cette même collègue sait que Marie est amatrice d’athlétisme à ses heures perdues. Elle lui a conseillé de devenir membre du groupe Facebook de la Vlaamse Atletiekliga. Il lui arrive parfois d’aimer ou de partager une publication, et elle ose déjà écrire de vrais commentaires dans cette langue étrangère compliquée.

En pratique

Avant la formation La formation Après la formation
Objectif concret

Classe virtuelle : 1h30/semaine *

Immersion linguistique : 20 h *
  • Conseils et astuces 10 min/ semaine *
  • Webinaire : 1h/mois*
  • Cherchez un partenaire linguistique
  • Cherchez une communauté en ligne

 

*Pour chacune de ces étapes, le Cefora propose des formations entièrement gratuites pour les employés de la commission paritaire 200. Sur le site www.cefora.be, vous retrouverez une offre variée de formules pour améliorer votre niveau de néerlandais, anglais ou allemand.

 

 

 

 

 

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