Le bonheur au travail : combler le fossé entre théorie et pratique

Hanne Janssens

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Hanne Janssens
Temps de lecture : 4 minutes

Selon Karolien Hendrikx de la happiness agency Hallelujah, le fait que de plus en plus d’organisations se concentrent sur le bonheur au travail est une évolution positive. Mais il y a souvent un fossé entre les modèles théoriques et leur mise en œuvre pratique. « C’est avec de petites actions que vous pouvez faire une différence dans n’importe quelle entreprise, et ce, étape par étape. »

Les nombreuses études et théories sur le sujet montrent clairement que le bonheur au travail n’est pas un phénomène de mode, mais un élément indispensable de la psychologie du travail. Songez, par exemple, à la méthode Tryangle ou au modèle « job-demands-resources ». « Ce dernier est le modèle par excellence pour le vécu professionnel en psychologie du travail et constitue la base théorique de notre approche », explique Karolien Hendrikx. « Il définit les aspects capitaux pour l’engagement et le bonheur au travail, y compris les trois ressources de la théorie de l’autodétermination : l’autonomie, la compétence et la solidarité. »

De petites actions pour de grands résultats

« Beaucoup d’entreprises savent en théorie comment créer le bonheur au travail », dit Karolien Hendrikx, « mais la question reste de savoir comment mettre tout cela en pratique. Heureusement, le processus ne doit pas nécessairement être compliqué, car ce sont souvent plusieurs petits pas qui vous permettent d’aller loin. Des études montrent que le bonheur au travail est influencé par de petites choses », explique-t-elle encore.

De la théorie à la pratique

Hallelujah utilise une « happiness box » pour créer chaque jour le bonheur au travail. « Avec cette boîte, nous fournissons chaque jour aux travailleurs tous les outils et informations nécessaires pour organiser de petites actions quotidiennes. Il s’agit d’exercices très concrets et efficaces pour construire l’engagement pas à pas. Toute organisation peut les mettre en œuvre immédiatement », explique Karolien Hendrikx.

Promouvoir un véritable dialogue

Il existe, par exemple, ce qu’on appelle les baromètres de l’humeur : il s’agit d’affiches sur lesquelles chaque collaborateur indique le matin comment il se sent. « Du point de vue thématique, vous pouvez les compléter de toutes sortes de façons. Dans une version récente, nous avons travaillé avec des animaux, comme le “singe fou” ou l'”éléphant grognon”. Au lieu d’un classique “Comment ça va ? ” qui étouffe parfois une conversation dans l’œuf, les membres de votre personnel expriment ainsi leur état d’esprit de manière plus approfondie grâce à un dialogue sincère. »

Une communication ouverte

Grâce à de petites actions, vous pouvez favoriser la communication entre les travailleurs. « Vous souhaitez discuter d’erreurs ? Travaillez avec un wall of shame” grâce auquel vous désignerez de manière ludique ce qui n’a pas marché et dénouerez ainsi d’éventuelles tensions. Les collègues signalent à l’aide d’un drapeau qu’ils ne veulent pas être dérangés. Pour favoriser les relations individuelles, vous pouvez organiser des “mystery dates” : chaque semaine, les collaborateurs tirent au sort le nom d’un collègue avec lequel ils iront manger à midi. »

Le bonheur individuel et collectif au travail

« L’engagement d’un collaborateur fluctue d’un jour à l’autre. C’est pourquoi il est important de créer chaque jour le bonheur au travail en encourageant de petites expériences de réussite quotidiennes. Un team building annuel peut rapprocher vos collaborateurs, mais l’impact sur leur bonheur au travail reste limité. »

Des actions de petite envergure mais efficaces renforcent l’engagement et la solidarité. Parce que le bonheur au travail est plus que le bien-être individuel, selon Karolien Hendrikx. « L’aspect social est au moins aussi important. L’objectif est d’atteindre le bonheur au travail de manière collective. En mettant l’accent sur les relations entre collaborateurs et la dynamique de groupe, nous constituons des communautés engagées. »

Le bonheur au travail dans votre culture d’entreprise

Ces initiatives doivent être coordonnées et communiquées de manière ouverte. Quel est l’objectif de l’action spécifique ? Comment aide-t-elle les collaborateurs à se sentir bien au travail ? «  Il est en outre important d’adapter ces actions à la culture de l’entreprise.

Un baromètre de l’humeur avec des animaux peut être trop “fluffy” pour certaines organisations et donc ne pas faire mouche. Désignez donc dans l’entreprise des ambassadeurs qui savent ce qui se passe parmi leurs collègues et quelles actions fonctionneront », dit Karolien Hendrikx . « Vous pourrez ainsi recueillir les réactions de l’équipe et adapter les actions aux besoins réels de vos collaborateurs. Ils pourront peut-être même, qui sait, proposer eux-mêmes de chouettes idées. »


À propos de Hallelujah

Hallelujah crée le bonheur de ses clients en leur fournissant des outils concrets grâce à une méthode de mesure et de développement. Ses collaborateurs transposent ainsi les modèles théoriques de la psychologie du travail en méthodes pratiques permettant de créer au quotidien le bonheur au travail.

Karolien Hendrikx est titulaire d’un doctorat en psychologie du travail et occupe chez Hallelujah le poste de Research & Development Lead. Lors de notre conférence numérique qui aura lieu durant la Semaine du Bonheur au Travail, elle expliquera en détail l’approche d’Hallelujah.


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