Chief happiness officer (CHO) : profession d’aujourd’hui ou de demain ?

Hanne Janssens

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Hanne Janssens
Temps de lecture : 4 minutes

Cefora a enquêté pour savoir dans quelle mesure certaines des professions du futur existent déjà aujourd’hui dans les organisations de la CP 200. Vous pouvez consulter ici les résultats de notre enquête précédente sur le digital transformation manager. Dans ce deuxième article, nous vous proposons un zoom sur le chief happiness officer.

Mettre davantage l’accent sur le bonheur au travail

De plus en plus d’organisations prennent conscience du fait que des collaborateurs heureux sont plus impliqués et plus productifs. Notre enquête montre que peu d’entreprises ont un chief happiness officer (CHO), mais que la plupart accordent l’attention nécessaire au bonheur au travail. En général, ce sont les conseillers en prévention ou les collaborateurs RH qui en sont responsables. À noter que les personnes de confiance et les supérieurs hiérarchiques se penchent eux aussi souvent sur certains aspects du bonheur au travail.

« La présence d’un CHO montre principalement qu’une organisation est consciemment engagée dans le bonheur au travail », déclare Toon Schouteden, qui, en tant que product mananger chez Cefora, développe des formations sur le bien-être et le bonheur au travail. « Mais le titre de la fonction comporte également un danger, car il peut donner l’impression que le CHO est la seule personne à s’occuper de ces aspects. Or il n’en est rien. Tous les collaborateurs doivent soutenir eux mêmes la politique de bonheur au travail. Il s’agit d’un travail de longue haleine. »

L’enquête montre que, du point de vue hiérarchique, le chief happiness officer fait généralement partie du middle management. Les CHO ne sont pas des membres de la direction ou de l’administration, mais occupent souvent une fonction opérationnelle au sein du service du personnel ou de la communication. Leur travail est principalement exécutif et axé sur des résultats concrets à court ou moyen terme.

En quoi consiste le travail d’un chief happiness officer ?

Les tâches des chief happiness officers – ou des autres collaborateurs chargés du bonheur au travail – sont très variées. Elles peuvent cependant être réparties en deux grands groupes.

1. Suivi du bien-être et de la satisfaction

Être à l’écoute est la principale tâche des responsables du bonheur au travail. Les enquêtes menées auprès du personnel et les entretiens proactifs sont deux moyens fréquemment mentionnés pour sonder et assurer le suivi du bien-être et de la satisfaction des collègues.

« Les enquêtes sont des instantanés qui n’en disent que peu sur ce qui se déroule réellement dans une organisation », explique nuance Toon Schouteden. « Un CHO doit être constamment présent sur le lieu de travail pour se tenir au courant de ce tout ce qui se passe au sein de l’organisation. En d’autres termes, il doit voir et entendre, et être accessible. »

Un CHO doit être constamment présent sur le lieu de travail pour se tenir au courant de tout ce qui se passe au sein de l’organisation.

2. Organisation du bonheur au travail

Organiser des événements et mettre sur pied d’autres initiatives constituent l’autre groupe de tâches des CHO. Il s’agit souvent de team buildings, mais aussi d’initiatives visant à rendre le lieu de travail plus agréable et d’actions à but caritatif.

Toon Schouteden estime que ces tâches sont d’une importance moindre, surtout lorsqu’il s’agit de « lucky shots » : « L’idéal est que les responsables du bonheur au travail forment un groupe de travail avec d’autres collègues qui se chargeront de l’organisation des événements. Le travail d’un CHO transcende ces tâches à caractère pratique. »

Conclusion : nécessité d’une formation ciblée

Peu d’organisations belges ont un chief happiness officer dédié. La plupart des entreprises ont néanmoins des collaborateurs chargés de veiller au bonheur au travail de leur personnel. Leurs fonctions et tâches sont très diverses.

Toon Schouteden : « La gestion du stress, l’ergonomie et la vitalité sont trois domaines capitaux qui constituent la base du bonheur au travail. Une organisation doit d’abord travailler sur ces bases pour pouvoir prendre des mesures supplémentaires visant à améliorer le bonheur au travail. »

« Selon moi, la formation est un élément fondamental dans le développement du bonheur au travail de chaque collaborateur. Un coach interne, un collaborateur RH ou toute autre personne peut devenir CHO. »


Curieux d’en savoir plus sur la fonction de chief happiness officer ?

Téléchargez ici le rapport complet.


À propos de l’enquête

Le service Insight & Forecast de Cefora enquête sur les tendances au sein des organisations de la CP 200. Nous pouvons ainsi adapter notre offre de manière optimale à leurs souhaits et à leurs besoins. Dans le cadre d’une nouvelle enquête, nous avons examiné un certain nombre de « professions de l’avenir ». À cette fin, nous avons mené des entretiens approfondis avec 10 chief happiness officers, 5 dans des petites entreprises et 5 dans des grandes. Nous avons complété les informations récoltées grâce à une enquête menée auprès de 30 autres organisations de taille moyenne.

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