Chiffre cherche contexte : 24 % des employés souhaitent changer d’employeur pour suivre une formation

Stéphane Verbrugge

Head of Marketing & Insights chez Cefora. En tant que trendwatcher et révélateur de talents, il inspire avec passion les personnes grâce à de nouvelles idées et de belles histoires dans le domaine du bien-être au travail, des RH, de la culture d'apprentissage, du marché du travail et de la carrière.
Temps de lecture : 4 minutes

La moitié des employés tiennent compte des possibilités de formation lorsqu’ils choisissent un employeur. Pour un quart d’entre eux, les possibilités d’apprentissage – ou plutôt le manque de possibilités – sont même un motif pour changer d’emploi. Les employeurs qui mettent en avant leur culture d’apprentissage dans leurs campagnes de recrutement ont donc clairement un avantage pour une part importante des candidats. Pour d’autres entreprises, ces chiffres constituent un signal d’alarme.


Dans la rubrique « Chiffre cherche contexte », nous mettons en lumière un chiffre frappant du marché du travail ou le résultat notable d’une recherche.

Cinq jours de formation par an sont prescrits par la loi Travail faisable et maniable – la « loi Peeters ». Ces jours sont indispensables pour assumer de longues carrières dans un contexte de travail qui évolue constamment et impose donc des exigences différentes.

Les chiffres de l’iVOX donnent toutefois à réfléchir : plus de la moitié (55 %) des personnes interrogées n’ont suivi aucune formation l’année dernière. Une personne sur quatre (25 %) a indiqué qu’elle n’avait même suivi aucune formation au cours des trois dernières années. Les petites entreprises, en particulier, ont encore beaucoup de travail à faire pour atteindre les objectifs de la loi Peeters.

La moitié des employés sont sensibles aux opportunités d’apprentissage

Néanmoins, les employés commencent à prendre conscience du fait que l’apprentissage tout au long de la vie est une nécessité absolue. La moitié d’entre eux (51 %) indiquent que la possibilité de suivre des formations est un critère important dans le choix d’un employeur.

Un quart (24%) va même plus loin et souhaite changer d’employeur pour avoir plus d’opportunités de formation. L’enquête de l’iVOX est éloquente à cet égard : à peine 2 employés sur 5 occupent actuellement un emploi qui correspond (encore) à leur diplôme.

Les compétences sont donc largement façonnées par les emplois que les personnes occupent et les opportunités d’apprentissage – formations formelles et formations sur le tas – qui leur sont offertes sur le lieu de travail.

Plus d’attention portée au rendement à long terme

L’enquête a également mis en lumière les motifs invoqués pour suivre des formations. Les employés veulent surtout s’améliorer dans leur emploi actuel ou apprendre quelque chose qui les intéresse vraiment. L’impact à court terme est donc prédominant dans la réflexion concernant la formation. Le regard porté sur l’avenir est quant à lui au moins aussi important : à quoi ressemblera mon travail dans dix ans ? Mais aussi : qu’est-ce que je veux avoir réalisé d’ici là ?

Ces questions ne peuvent en fait trouver de réponse que lorsque l’employeur et l’employé dialoguent ensemble. Ce n’est que lorsqu’ils font coïncider les besoins organisationnels et les exigences en matière d’apprentissage qu’il existe une culture d’apprentissage à part entière et une responsabilité partagée en matière de qualifications et de compétences.

Le virage dû au coronavirus pour le secteur de la formation

La crise sanitaire n’a pas contribué à la popularité des formations. Cela n’a rien de surprenant. Chez Cefora comme chez d’autres acteurs, le nombre d’inscriptions est resté inférieur à celui des années précédentes. Et pourtant, 2020 a été une année clé pour notre organisation et pour le secteur de la formation dans son ensemble.

Non seulement les formations sont devenues numériques, mais de nombreux autres thèmes ont également fait leur apparition dans notre offre de formations et chez les participants. Songeons, par exemple, au coaching à distance, au travail en équipes virtuelles ou à la gestion du stress et du temps. Ces formations ont été particulièrement bien accueillies et ont également attiré un nouveau public. Et bien que ces formations soient beaucoup moins axées sur les tâches que, par exemple, une formation en langue ou un cours d’Excel, elles s’avèreront certainement rentables à long terme.

Bien plus qu’uniquement des formations formelles

En outre, la crise sanitaire a obligé chaque collaborateur, supérieur hiérarchique et employeur à rafraîchir un certain nombre de soft skills (compétences non techniques), en procédant par essais et erreurs. En d’autres termes : tandis que les entreprises ont fait moins d’efforts pour organiser des formations formelles, tout le monde s’est retrouvé à plusieurs reprises confronté à ses propres limites en matière d’agilité, d’adaptabilité, de bien-être, de développement personnel, etc.

Ce sont précisément ces soft skills qui feront ce que sera l’organisation du travail de demain. La période de la crise sanitaire a été une sorte de laboratoire : profitons à présent de l’élan pris pour intégrer structurellement l’apprentissage dans la culture de chaque entreprise. Un quart des employés se montrent déjà enthousiastes par rapport à l’idée de suivre une formation et cette part va sans aucun doute continuer à croître.


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