« J’ai trouvé un nouveau job dans les ressources humaines à plus de 50 ans »

Hanne Janssens

Content Marketeer pour Cefora. Aime rechercher et partager de nouvelles idées et de nouveaux récits en matière de bonheur au travail, de RH, de culture de l’apprentissage, du marché du travail et de carrière.
Hanne Janssens
Temps de lecture : 5 minutes

Oui, on peut encore trouver un job après avoir été licencié à plus de 50 ans ! Guy en est la preuve vivante. Après avoir suivi la formation « Gestion du personnel et du Payroll » d’une durée de 3 mois, il a réorienté sa carrière et est devenu Human Ressource & Payroll Officer chez ISS Catering, l’un des leaders de la restauration d’entreprise. Il vous raconte son histoire.

Invulnérable. Guy se sent aujourd’hui invulnérable. Après la dure épreuve qu’il vient d’affronter, il est à 55 ans un homme heureux. « Quand, fin 2017, j’ai été licencié après m’être donné corps et âme pour sauver l’entreprise de construction où j’étais responsable financier, ça a été un véritable coup de massue. Surtout à mon âge, on tombe vite au fond du trou », explique-t-il avec force.

« Après une longue période de stress, il fallait que je retrouve confiance et légèreté. Je me suis octroyé quelques semaines de réflexion, histoire de voir ce que j’avais fait de ma vie et quelle nouvelle orientation je désirais prendre. Je voulais retrouver un meilleur équilibre, passer plus de temps avec mes proches et en finir avec les journées de 12 à 15 heures de travail, si fréquentes en période de bilan et de clôture des comptes. »

Une légère expérience en gestion du payroll

« Je suis un autodidacte. Mes études supérieures ? Kinésithérapie. Mais je n’ai jamais exercé ce métier. Après avoir travaillé en grandes entreprises pendant les 20 premières années de ma vie professionnelle comme conseiller dans le secteur mutualiste puis conseiller commercial en bancassurance, ma route m’a amené à découvrir le monde des PME où j’ai tenu un rôle financier, dans la presse médicale d’abord, la construction ensuite.

Dans une petite structure, c’est en général le responsable financier qui gère le personnel, tout simplement car c’est lui qui fait la paie. Je n’ai cependant jamais été un homme de chiffres retranché dans sa tour d’ivoire. Ma porte a toujours été ouverte pour mes collaborateurs. Et oui, j’aime aider les gens ! C’est ainsi qu’après des années d’additions et de soustractions, j’ai souhaité rebondir dans les ressources humaines. »

Quand on veut, on peut toujours

« Je n’avais pas toutes les compétences ? Qu’importe, j’allais suivre des cours ! Retrouver les bancs de l’école, même après 50 ans, ne me faisait pas peur et allait m’aérer l’esprit. La tête pleine d’ambition, je voulais avoir une mise à niveau rapide de la législation sociale et de la règlementation en matière de gestion du personnel pour retrouver un job enrichissant dans lequel je pourrais m’épanouir.

Ma motivation ? J’ai toujours aimé apprendre. Bon pour le cerveau ! J’ai donc commencé à chercher sur Internet une offre professionnelle à Bruxelles et je suis tombé sur le site de Cefora qui proposait la formation « Gestion du personnel et du Payroll » d’une durée de 3 mois suivie d’un stage, en collaboration avec Bruxelles-Formation. Mon objectif ? Travailler dans un secrétariat social ou dans le service RH d’une entreprise. »

L’âge n’est pas un obstacle, bien au contraire

« Après m’être inscrit en ligne, j’ai reçu une invitation à participer à un examen d’entrée. Et hop, réussi ! Cet exercice m’a rassuré sur mes capacités et permis d’aborder l’entretien de motivation avec sérénité. Il faut croire que mon expérience a aussi joué en ma faveur car, sur plus de 150 candidats, j’ai été accepté dans un groupe de 13 autres étudiants bien plus jeunes que moi, et dont la plupart étaient diplômés en droit.

Mais le challenge était de taille : comment allais-je être capable d’emmagasiner autant de syllabus ? Il m’a fallu beaucoup de volonté, mais j’avais tellement envie de m’en sortir. Aujourd’hui, je voudrais dire à tous ceux qui comme moi ont été licenciés à plus de 50 ans de garder espoir et de ne pas se laisser abattre. On peut apprendre tout au long de sa vie et se recycler ! »

Une formation de 3 mois très complète

« En 3 mois, j’ai appris ce qu’on apprend généralement en 2 ans : le droit du travail, individuel et collectif, les techniques de sollicitation, les différents logiciels de paie, le fonctionnement des organismes sociaux, des syndicats, les conseils d’entreprise… et j’ai bien sûr approfondi mes connaissances en gestion du payroll. Je ne m’attendais pas à ce qu’il y ait autant de règlements et de conventions collectives. C’était de la folie !

Les cours donnés par de véritables professionnels étaient très complets. J’ai fait beaucoup d’exercices, ce qui m’a permis d’assimiler plus facilement la masse de théorie. En bonus, j’ai été immergé pendant 1 mois dans le monde bouillonnant d’un secrétariat social (Group S) lors de mon stage. L’ambiance ? Formidable ! Les plus jeunes m’ont immédiatement adopté et même surnommé Papy ! C’était bien sympa. »

Oui, on peut trouver un nouveau job après 50 ans !

« Impatient, je ne voulais pas attendre d’avoir mon diplôme pour relancer ma carrière. Je m’étais donc donné comme objectif de passer 3 entretiens d’embauche par semaine, via des chasseurs de tête et des annonces sur LinkedIn. Je devais m’en sortir, coûte que coûte. Les interviews se passaient en général très bien. Mon seul problème : trop qualifié. J’ai dû aussi me familiariser à nouveau avec les tests psychotechniques et de logique… Dur, dur !

Grâce à mes recherches assidues, j’ai trouvé un job comme Human Ressource & Payroll Officer chez ISS Catering, le leader des services facilitaires. Seul hic, j’étais toujours en formation ! Heureusement, nous avons trouvé un accord pour attendre la fin de mes cours. »

Heureux comme un poisson dans l’eau

« Mon rôle ? Je m’occupe du secrétariat social et du payroll de 650 ouvriers sur 70 sites, principalement des restaurants d’entreprise. Lors des périodes de rush, en milieu et fin de mois, c’est toujours une victoire lorsque j’arrive à calculer tous les salaires. Heureusement, plus je suis sous pression, mieux je travaille ! Je contrôle les prestations et absences, je calcule les congés, les primes de fin d’année, les indemnités de licenciement…

J’organise aussi les élections sociales, j’envoie les lettres d’avertissement et au besoin de licenciement, je m’occupe de la Dimona, je tire les statistiques pour le conseil d’entreprise ou la délégation syndicale… c’est énorme. En dehors de tout l’aspect administratif, avant le Covid-19, j’allais régulièrement sur le terrain. Rencontrer les membres du personnel, ça me plaît. Je suis en permanence à leur écoute, toujours prêt à répondre aux questions. »

Mes cours Cefora ? Ma bible !

« Les syllabi sont d’excellents condensés du Codex et j’y trouve en principe réponse à toutes mes questions. Je m’en sers aussi lorsque je dois former d’autres personnes chez ISS. Un problème plus complexe ? Je contacte mes copains étudiants via le groupe « Les fous du payroll » qu’on a créé sur WhatsApp. Avec ou sans stage, ils ont tous trouvé un job dans le secteur RH !

Aujourd’hui, quand je regarde en arrière, je me dis que ma reconversion a été totale, je fais ce qui me plaît réellement. Ma formation Cefora a été super bénéfique pour ma santé, tant mentale, que physique. Oui, on peut relancer sa carrière après 50 ans et comme dit l’homme de presse américain William Allan White : « Je ne crains pas demain, car j’ai vécu hier et j’adore aujourd’hui ! »


Saviez-vous que 3 chercheurs d’emploi sur 4 trouvent un job après leur formation chez Cefora ?

Découvrez comment Cefora peut vous aider

Abonnez-vous à notre newsletter

Restez au courant des formations adaptées à votre profil, des articles de blog sur les nouvelles tendances, des événements pour booster votre réseau et des conseils pour faire avancer votre carrière.

Inscrivez-vous

Related Posts