Learning Snacks : 3 conseils de Jitske Kramer sur la collaboration dans la nouvelle réalité

Hanne Janssens

Content Marketeer pour Cefora. Aime rechercher et partager de nouvelles idées et de nouveaux récits en matière de bonheur au travail, de RH, de culture de l’apprentissage, du marché du travail et de carrière.
Hanne Janssens
Temps de lecture : 4 minutes

Les Learning Snacks de Cefora sont des webcasts ou des podcasts dont le contenu est accessible, riche en informations intéressantes et actuelles, et en lien avec nos formations.  L’anthropologue d’entreprise Jitske Kramer explique comment faire de la crise sanitaire un moment précieux de transformation.


L’expert

Jitske Kramer est anthropologue, conférencière et auteure. Par le biais de formations et de conférences, elle partage ses nombreuses expériences et les situations qu’elle a observées lors de ses voyages dans le monde entier. Son objectif : aider les entreprises à résoudre leurs problèmes en matière d’organisation, de collaboration et de leadership. Dans son dernier ouvrage intitulé Werk heeft het gebouw verlaten, elle aborde les conséquences de la crise sanitaire sur notre façon de travailler et de collaborer.


 

Jitske : « L’année dernière, nous avons dû abandonner bon nombre d’hypothèses concernant notre façon de travailler. L’idée que tout le monde doit travailler dans le même bâtiment au même moment en est le meilleur exemple.

Trop souvent, nous avons considéré ces postulats comme des lois de la nature, alors qu’elles n’étaient pas gravées dans le marbre. Une évolution qui a également été source de stress pour de nombreux collaborateurs, avec toutes les conséquences que cela implique.

Considérez cette crise comme le moment d’adapter l’organisation de votre entreprise aux besoins de vos collaborateurs. Il n’existe pas de modèle ou d’approche unique pour orienter cette transformation dans la bonne direction. Un certain nombre d’hypothèses méritent cependant d’être examinées de près. »

1. Revoir le rythme de travail

« Notre rythme de travail est encore fortement déterminé par le schéma classique du “9 à 5″. Pour beaucoup de personnes, cela ne correspond pas à leur vie privée ou aux heures auxquelles elles sont le plus productives. Je travaille mieux après 21 heures. Mais j’ai aussi des collègues qui aiment travailler de 5 à 7 heures du matin, prendre le petit-déjeuner avec leurs enfants avant de poursuivre leur journée de travail.

Le travail basé sur l’activité – qui consiste à adapter votre rythme de travail au type d’activités que vous effectuez – est beaucoup plus efficace et agréable que la méthode traditionnelle.

Faites la distinction entre les tâches que les collaborateurs doivent effectuer de manière synchrone (au même moment) et asynchrone (à tout moment). Acceptez qu’ils planifient leurs tâches synchrones – comme les réunions – tous les jours entre, disons, 9 et 12 heures et laissez-leur la possibilité de remplir le reste de leur temps comme ils l’entendent. À une condition, bien sûr : qu’à la fin de la semaine, tout le travail soit fait. »

2. Passer des accords concernant la communication

« Non seulement nous travaillons plus fréquemment à des moments différents, mais aussi dans des lieux différents. De nombreux collaborateurs pensent qu’ils doivent être accessibles en tout temps et en tout lieu pour prouver qu’ils ne trichent pas. Les applications telles que Teams, Outlook, et Slack sont constamment ouvertes pour ne pas manquer un seul message. Mais cela nuit à la productivité.

Des accords clairs autour de la communication – adaptés à la nouvelle réalité – sont essentiels pour assurer le fonctionnement de votre organisation et éliminer le stress. Peut-être qu’en tant qu’employeur ou supérieur hiérarchique, vous pensez qu’il est normal de ne pas répondre aux e-mails dans l’heure. Mais vos collaborateurs le savent-ils aussi ? Et quel canal utilisez-vous pour vous contacter les uns les autres en cas d’urgence ?

En rendant les directives explicites, vous créez une paix mentale et donnez à chacun plus de contrôle sur la façon d’organiser sa journée de travail. »

3. Prévoir des moments « feu de camp »

« La communication numérique est souvent très axée sur la pratique. Si vos collaborateurs n’ont que des contacts professionnels avec leurs collègues, ils perdent le lien qui fait d’eux une équipe soudée.

Ne planifiez donc pas seulement les réunions de concertation transactionnelle, mais aussi des moments d’échanges détendus, comme ceux que l’on peut vivre autour d’un feu de camp. Ils façonnent en effet la culture de votre entreprise. Dans la nouvelle normalité, ces échanges ne sont pas toujours possibles hors ligne. Mais les opportunités en ligne sont plus nombreuses que vous ne le pensez.

Par exemple, commencez chaque réunion numérique par un check-in en ligne. Posez une question personnelle (“Comment allez-vous ?”, “Qu’est-ce qui vous empêche de dormir ?”) à laquelle vous répondrez d’abord vous-même avant de la poser à vos collègues. Vous maintiendrez ainsi le lien dont chaque personne a besoin dans chaque culture. »


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