Des trous dans votre CV ? Faites-en des amis en 5 étapes

Caroline Coumanne

Coach-formatrice-consultante RH. Fondatrice de la société WingsGo, qui accompagne les personnes et les entreprises dans le déploiement durable de leur capital humain et de leur potentiel. Collabore avec Cefora dans le cadre de missions d’accompagnement et de formation.

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Temps de lecture : 4 minutes

Vous stressez à l’idée de devoir justifier certaines zones d’ombre de votre CV ? Pas de panique : elles peuvent s’apprivoiser. Voici un plan en 5 étapes pour les regarder bien en face, et en tirer parti pour mettre en lumière vos points forts.

Qui peut de nos jours prétendre avoir eu un parcours totalement rectiligne ? Hésitations dans les choix professionnels, échecs, périodes d’inactivité, difficultés personnelles sont autant de pierres d’achoppement au moment de rédiger un CV ou de passer un entretien d’embauche.

Ces ‘trous’ dans un CV – je préfère parler de zones d’ombre – peuvent déteindre sur vous si vous n’y prenez pas garde. Se répercuter sur vos croyances, saper votre foi en vos capacités, ébranler votre confiance en vous. Vous stressez à l’idée de devoir justifier ces accidents de parcours ? Voici 5 étapes pour les intégrer avec bienveillance et honnêteté dans un CV qui vous ressemble, et qui met en valeur toutes les pépites dont vous disposez en termes d’expérience et de compétences.

1. Identifiez vos zones d’ombre

Il peut s’agir de trous dans la chronologie de votre parcours, mais pas seulement. Imaginez que vous racontez votre parcours professionnel à un tiers. Y a-t-il des expériences ou des tranches de vie que vous préférez embellir ou passer sous silence ? Mettez-vous à l’écoute de vos émotions et de votre ressenti corporel pour identifier les épisodes générateurs de malaise.

2. Mettez sur papier ce dont vous êtes fier(e)

Vous avez identifié vos zones d’ombre. Mais vous avez aussi une série de zones claires : des connaissances, des compétences, des talents, des expériences, des réalisations dont vous êtes fier(e). Balisez et sécurisez ces pépites : ancrez-les dans un support visuel, comme un canevas professionnel.

Téléchargez le modèle pour votre canevas professionnel.

3. Regardez vos zones d’ombre en face

Continuez le travail entrepris à l’étape 1 : explorez ce qui a généré du malaise. Qu’est-ce que cet épisode de vie révèle sur vous ? Certains aspects qui vous semblent négatifs, peut-être, et il est bon d’en avoir conscience.

Cette étape d’autocritique constructive vous permet aussi d’exercer deux soft skills activement recherchées par les recruteurs : la connaissance de soi et la capacité de remise en question. Chaque fois que vous regardez un échec en face, vous apprenez sur vous.

4. Retournez la médaille

Chaque médaille a son revers : à chaque défaut correspondent une ou plusieurs qualités. En d’autres mots, nous avons tous les défauts de nos qualités et les qualités de nos défauts. Quelles sont les qualités des défauts que vous avez identifiés à l’étape 3 ?

Vous êtes introverti(e), ou la discrétion est votre seconde nature ? Vous êtes têtu(e), ou vous menez les choses à bien jusqu’au bout ? Votre impulsivité vous joue des tours, ou vous avez la capacité de prendre rapidement des décisions ? Le SWOT professionnel pourra vous aider dans cette approche dynamique des facettes de votre personnalité.

Téléchargez le modèle pour votre SWOT professionnel.

5. Présentez-vous de façon honnête et attractive

À ce stade, en principe, vous n’avez plus peur de vos zones d’ombres. Il reste à les présenter de façon authentique et attractive à travers votre CV et votre profil LinkedIn. Avec tout ce qui constitue votre parcours et votre profil : n’oubliez pas d’y inclure vos soft skills, identifiés dans les étapes précédentes. Inspirez-vous des mots-clés repris dans les descriptions de fonctions qui vous intéressent et dans les fiches métiers du Forem ou du SIEP.

Il ne vous reste plus qu’à préparer votre storytelling pour l’entretien d’embauche : comment allez-vous raconter votre histoire, avec ses réussites et ses zones d’ombre ? Entraînez-vous à parler de celles-ci de façon objective, honnête et constructive. Pensez aussi à rassurer les recruteurs sur l’issue de vos expériences passées : mentionnez les raisons de fin de contrat s’il s’agit par exemple d’intérim, de CDD, de faillite ou de missions en tant que freelance.

Faites-en une bonne habitude

Identifier ce qui génère des émotions négatives, regarder vos échecs en face, avoir conscience de vos forces, voir le bon côté des choses, et proposer une histoire positive et cohérente : toutes ces pratiques (qui correspondent aux 5 étapes décrites ci-dessus) démontrent deux compétences très prisées des employeurs : l’adaptabilité et l’attitude positive. Les cultiver au quotidien, c’est se donner les moyens de faire face aux éventuelles sorties de route. C’est entretenir un état d’esprit qui vous fera gagner en résilience et en agilité tout au long de votre vie professionnelle … et personnelle. Bonne route !


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